Votre situation
Vous avez été contrôlé alors que vous n'étiez pas en droit de conduire ?
Derrière une même expression, « conduite sans permis », la loi vise deux situations très différentes.
Vous n'avez jamais passé l'examen, vous ne l'avez pas obtenu, ou vous conduisiez un véhicule d'une catégorie que votre permis ne couvre pas.
Vous avez peut-être reçu une convocation, ou une amende d'un montant qui vous a surpris.
Vous aviez le permis, mais une décision de suspension, de rétention, d'annulation ou d'interdiction vous avait été notifiée. Vous avez conduit malgré elle.
Ce n'est pas la même infraction, et ce n'est pas le même risque.
Dans les deux cas, les mêmes questions reviennent.
La première chose à établir est laquelle des deux infractions vous est reprochée. Tout le reste en découle : la peine encourue, le sort du véhicule, et ce qui reste discutable.
Ce qui vous attend
Selon votre situation, il peut être question de :
L'amende forfaitaire n'est pas toujours la bonne issue.
La régler vaut reconnaissance de l'infraction. Elle éteint la procédure, mais elle laisse une trace et elle referme la discussion sur des points qui pouvaient être défendus.
Lorsque la conduite a eu lieu malgré une décision de retrait du permis, la confiscation du véhicule n'est plus une simple faculté laissée au tribunal : c'est le principe.
Le tribunal peut l'écarter, mais il doit le motiver spécialement. Encore faut-il lui avoir donné de quoi le faire.
Le travail de l'avocat
Il ne suffit pas de savoir que vous avez conduit sans être en droit de le faire.
Il faut savoir ce qui vous est exactement reproché, et sur quelles pièces.
L'avocat peut notamment :
L'objectif : savoir ce qui est réellement en jeu, et ce qui se discute encore.
Ce avec quoi vous repartez
À l'issue de la consultation, vous disposez d'une feuille de route claire et personnalisée.
Elle vous permet de savoir :
Vous savez ainsi comment vous organiser et quelles sont les prochaines étapes.
La réponse dépend du moment où vous intervenez.
Vous avez reçu une convocation à la gendarmerie ou au commissariat.
Cette audition se prépare.
Il s'agit de comprendre précisément ce qui vous est reproché avant de vous présenter devant les enquêteurs, et d'aborder cette étape en sachant ce qui se joue.
Amende forfaitaire délictuelle, ordonnance pénale, convocation devant le tribunal correctionnel : à ce stade, des délais courent.
Payer, contester ou préparer l'audience ne se décide pas au hasard.
Il faut d'abord lire les pièces, mesurer ce qui est encouru et ce qui est défendable, puis choisir.
La prestation
Sur devis
Cette infraction ne se traite pas au forfait : le travail dépend de ce qui vous est reproché, de l'état du dossier et du stade de la procédure.
Les honoraires vous sont donc annoncés après un premier échange, et avant tout engagement de votre part.
Cet échange ne vous engage à rien. Il sert à comprendre votre situation et à vous dire ce qu'elle suppose.
Si vous préférez expliquer votre situation par écrit, vous pouvez utiliser le formulaire de contact et joindre les documents utiles à votre demande.
Vous pouvez appeler directement l'avocat pour expliquer votre situation et savoir ce qui peut être fait.
Il n'y a pas de secrétariat à franchir, ni de formulaire à remplir avant de pouvoir parler à quelqu'un.
L'échange se déroule par téléphone.
Une visioconférence est également possible si vous le souhaitez.
Les peines encourues
Deux articles, deux infractions. Les confondre, c'est se tromper sur ce qui est en jeu.
1 an
de prison et 15 000 € d'amende
Article L. 221-2 du code de la route : conduire sans être titulaire du permis correspondant à la catégorie du véhicule. L'action publique peut aussi s'éteindre par une amende forfaitaire délictuelle de 800 €, minorée à 640 € et majorée à 1 600 €.
2 ans
si votre permis vous avait été retiré
Article L. 224-16 : conduire malgré la notification d'une suspension, d'une rétention, d'une annulation ou d'une interdiction. Deux ans d'emprisonnement, 4 500 € d'amende, et le retrait de la moitié des points du permis.
Confiscation
du véhicule, en principe obligatoire
Dans ce second cas, la confiscation est la règle : le tribunal ne peut l'écarter que par une décision spécialement motivée. Elle cesse d'être obligatoire lorsque la mesure à l'origine du délit était purement administrative.
Ce sont les peines encourues, c'est-à-dire les maximums que la loi autorise — pas ce qui est prononcé dans un dossier ordinaire. L'écart entre les deux, c'est précisément ce sur quoi travaille un avocat.

Ma méthode
Trois vérifications, à faire avant de répondre.
01 — La qualification
Le premier réflexe est de vérifier ce que la procédure retient exactement. Un dossier ouvert sur le fondement de l'article L. 224-16 alors que la situation relève de l'article L. 221-2 ne fait encourir ni la même peine, ni le même sort pour le véhicule.
02 — La notification
Conduire malgré un retrait de permis suppose que la décision vous ait été notifiée. Sa date, sa forme et la preuve de sa remise se vérifient sur pièces : c'est ce qui décide de l'existence même de l'infraction.
03 — Le véhicule
Écarter une confiscation devenue la règle suppose d'avoir documenté à l'avance ce qu'elle coûterait concrètement : emploi, trajets, situation familiale, éloignement. C'est un travail sur pièces, à faire avant, pas pendant.
Pour y voir clair
Pas nécessairement. La régler vaut reconnaissance de l'infraction et éteint la procédure : c'est parfois la meilleure issue, parfois la pire. Cela dépend de ce qui vous est reproché, de vos antécédents et de ce que contient le dossier. La question se tranche avant le paiement, pas après.
Ce sont deux délits distincts. Le premier vise celui qui n'a jamais obtenu le permis correspondant : un an d'emprisonnement et 15 000 € encourus. Le second vise celui à qui une décision de retrait avait été notifiée : deux ans et 4 500 € encourus, avec une confiscation du véhicule en principe obligatoire. C'est le second qui pèse le plus lourd en pratique.
Oui, et c'est la conséquence la plus souvent sous-estimée. Lorsque la conduite a eu lieu malgré une décision de retrait du permis, la confiscation est la règle : le tribunal ne peut y renoncer que par une décision spécialement motivée. Il faut donc lui fournir les éléments de cette motivation, en amont.
Cela ne fait pas disparaître l'infraction, mais c'est un élément que le tribunal peut prendre en compte, notamment sur le sort du véhicule et sur la durée d'une éventuelle interdiction. Encore faut-il l'établir : attestations, contrat, trajets, absence de solution de remplacement. C'est un dossier à constituer, pas une déclaration à faire à l'audience.